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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 22:19

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,
L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,
Maint rêve vespéral brûlé par le Phénix
Que ne recueille pas de cinéraire amphore

Sur les crédences, au salon vide: nul ptyx
Aboli bibelot d'inanité sonore,
(Car le Maître est allé puiser des pleurs au Styx
Avec ce seul objet dont le Néant s'honore.)

Mais proche la croisée au nord vacante, un or
Agonise selon peut-être le décor
Des licornes ruant du feu contre une nixe,

Elle, défunte nue en le miroir, encor
Que, dans l'oubli fermé par le cadre, se fixe
De scintillations sitôt le septuor.

Stéphane Mallarmé

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Published by Asphodèles etc. - dans XIXème siècle
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commentaires

Nounedeb 10/04/2010 08:40


Merci de me rappeler Mallarmé, cet essentiel.


Asphodèles etc. 10/04/2010 15:05



Oui. Ce poème est un pur bijou!!! Merci de ta visite.



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