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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:19

Blotti sous la tiédeur des nymphes repliées
Comme un pistil de chair dans un lys douloureux
Le Clitoris, corail vivant, cœur ténébreux,
Frémit au souvenir des bouches oubliées.

Toute la Femme vibre et se concentre en lui
C'est la source du rut sous les doigts de la vierge
C'est le pôle éternel où le désir converge
Le paradis du spasme et le Cœur de la Nuit.

Ce qu'il murmure aux flancs, toutes les chairs l'entendent
A ses moindres frissons les mamelles se tendent
Et ses battements sourds mettent le corps en feu.

Ô Clitoris, rubis mystérieux qui bouges
Luisant comme un bijou sur le torse d'un dieu
Dresse-toi, noir de sang, devant les bouches rouges!

Pierre Louÿs

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Published by Asphodèles etc. - dans XIXème siècle
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commentaires

Valmont 21/12/2010 11:39


Louÿs est l'un de mes poètes préférés, et ce poème extrait de "Femmes" me revient comme l'eau à la bouche du clitoris qui joue à cache-cache sous la langue, et qui crie son plaisir quand on
l'attrape dans les soubresauts physiques et sonores de la femme, clitoris coquin qui veut juste être relaché pour le chercher de nouveau... Ah les lèvres des femmes, toutes les lèvres, bonbon
anglais de l'amour... Je vous embrasse Ophélie, évidemmemnt...


Asphodèles etc. 29/12/2010 21:22



Vous êtes bien coquin, M'sieur Valmont...



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